
À l’université d’Orléans, Radio Campus et La Rédac Pop portent, depuis peu, une unité d’enseignement d’ouverture d’initiation au journalisme. Les productions aux notes suffisantes, proposées par les étudiants et étudiantes inscrits, ont la possibilité d’être diffusées dans La Rédac Pop. Dans cet article, Louise s’est intéressée à l’engagement dans la politique locale à l’échelle d’une petite commune du Loiret. Elle a rencontré Stéphane Schroeder, nouveau conseiller municipal à Boigny-sur-Bionne, inscrit au sein de la seule liste qui s’était portée candidate lors des dernières élections municipales.
Dans une petite commune, la politique municipale repose souvent sur l’engagement direct des habitants. Illustration avec Boigny-sur-Bionne et ses presque 2.200 âmes.
Pour les élections municipales de 2026, une seule liste était en lice : « Agir ensemble pour Boigny », conduite par le nouveau maire Luc Milliat. Sans étiquette politique, elle rassemble des habitants désireux de s’investir dans la vie locale. Parmi eux, un futur conseiller municipal raconte ce qui l’a poussé à franchir le pas.
« Je voulais être acteur à mon échelle »
Dans la vie de tous les jours, Stéphane Schroeder mène une carrière professionnelle en parallèle de son engagement local. Âgé d’une cinquantaine d’années, il est installé à Boigny depuis 2005 et exerce en tant qu’acheteur chef de produits pièces chez Fournial.
Il a également une solide expérience dans le milieu associatif. Il a notamment dirigé l’association du Donjon, avec laquelle il a lancé des « vide-maisons ». Ce concept a rapidement rencontré un grand succès, au point de devenir, selon lui, le plus important du Loiret.
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Une initiative qui témoigne déjà de son envie de dynamiser la vie locale. Au point de vouloir un jour devenir maire à son tour ? S’il confie qu’il ne se fermait aucune porte, il préfère pour l’instant se concentrer sur son engagement de conseiller municipal.
Une équipe construite « dans la continuité »
L’unique liste de Boigny s’est formée autour de l’équipe municipale sortante. Dans un premier temps, les élus en place ont discuté pour savoir qui souhaitait continuer l’aventure. Ensuite, plusieurs réunions ont permis de chercher de nouveaux profils parmi leurs proches et les habitants motivés.
Le maire a commencé à contacter de potentiels candidats à l’automne. Le nom de Stéphane est revenu dans les discussions, notamment en raison de son expérience dans le milieu associatif. Cette implication locale a naturellement attiré l’attention de l’équipe municipale, qui y a vu un profil engagé et capable de s’investir dans la vie de la commune.
« J’ai pris un moment pour réfléchir avant de rappeler et d’accepter », confie-t-il. Avant d’intégrer officiellement la liste, il a quand même participé à un long entretien avec le maire et un responsable des ressources humaines de la commune.
Un engagement politique sans étiquette
La liste « Agir ensemble pour Boigny » revendique son indépendance partisane. « Les positions politiques de chacun ne sont pas discutées. Simplement, nous ne voulons pas d’extrêmes », explique-t-il. Les membres de la liste viennent d’horizons variés, mais se retrouvent autour d’un même objectif : faire progresser la commune. Ce qui les rassemble avant tout est leur attachement à la commune et l’envie de la voir « rayonner, grandir et progresser ».
Le maire actuel avait initialement annoncé qu’il ne ferait que deux mandats. Mais faute de successeur, il a finalement accepté de se représenter pour préparer la transition. « S’il n’y avait pas de liste, la préfecture reprendrait la gestion de la commune », rappelle l’élu.
La recherche des candidats n’a pas toujours été simple. « Le plus difficile a été de trouver la dernière femme pour respecter la parité », raconte-t-il.
Encourager la participation citoyenne
Avec une seule liste candidate, la participation électorale reste un enjeu. L’élu insiste sur l’importance du vote : « Quand on pense que les femmes ont obtenu ce droit tardivement, c’est dommage de ne pas l’utiliser », soupire-t-il. Au-delà du scrutin, la participation citoyenne passe aussi par des actions concrètes dans la vie quotidienne de la commune.
À la fin du mandat, la réussite se mesurera d’abord aux engagements tenus, même si atteindre 100% reste difficile. Mais pour lui, un autre indicateur compte tout autant : l’état d’esprit général des habitants. « Si les habitants sont satisfaits et qu’on a encore envie de continuer à s’investir, alors ce sera déjà une réussite. »
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Louise Poirier


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