
Le festival de musiques actuelles Hop Pop Hop repart pour une 11e édition. De nombreux concerts seront à retrouver dans le centre-ville d’Orléans les 11 et 12 septembre. La programmation a été récemment dévoilée par les organisateurs.
« Le plus petit des grands festivals », selon les mots de Frédéric Robbe, son directeur, est de retour avec une 11ème édition, les 11 et 12 septembre 2026.
Ce jeudi 18 juin, nous étions invité·e au petit-déjeuner presse du festival Hop Pop Hop à l’Astrolabe. Une matinée pour découvrir en avant-première les coulisses de ce rendez-vous de la rentrée.
En 2026, le festival Hop Pop Hop revient pour une nouvelle décennie d’aventures avec le public. Après une précédente édition qui avait marqué ses dix ans avec des rendez-vous inédits, comme une exposition rétrospective au cloître Saint-Pierre le Puellier, seulement ternie par les intempéries que regrette l’équipe d’organisation, le public aura la joie de retrouver 35 artistes de la scène montante orléanaise et internationale.
Des scènes emblématiques continuent à rouvrir leurs portes pour accueillir de nouveaux artistes, comme celle du CCNO, rue du Bourdon Blanc, et un peu plus loin celle du Théâtre d’Orléans dont l’accès se fait inhabituellement par le magasin décors de la salle Barrault, au croisement du boulevard Aristide Briand et de la rue des Bouteilles, dans la continuité de celle du Bourdon blanc. C’est la deuxième fois depuis le Covid – avec 2025 – que ces deux scènes seront ouvertes en même temps, rappelant cette « période de développement qui a duré jusqu’en 2019 » dont parlait Fred Robbe avec fierté.
En revanche, la scène du 108, incontournable de cette époque, reste la grande absente, bien qu’occupée sans faute par Radio Campus depuis ces dernières années.

Un contexte politique préoccupant
À noter que la grande scène du Campo Santo a été supprimée pour cette édition 2026, ce qui a permis au festival de faire des économies « non négligeables » tout en améliorant la gestion des espaces sonores, évitant cet effet « tunnel » de musique sans interruption qui fatiguait les oreilles à la longue.
L’Astrolabe et le festival Hop Pop Hop sonnent d’ailleurs l’alerte aux côtés de 230 autres festivals à l’initiative du Syndicat des musiques actuelles (SMA) et de cinq autres collectifs de culture et musiques actuelles. Ces derniers s’alarment face à la fragilisation du secteur mis à mal par des choix politiques. Ces décisions sacrifient, selon eux, l’émergence musicale dans les lieux de découverte comme les salles de spectacles et festivals qui sont, par ailleurs, de plus en plus nombreux à se retrouver en déficit économique.
Malgré tout, Hop Pop Hop tient bon la barre et sert même « d’exemple de modèle économique » pour d’autres festivals en structuration, indique Fred Robbe. Depuis le lancement du festival en 2016, plus de 300 artistes sont montés sur les planches. En 2025, c’était notamment Miki qui avait retenu notre attention.
Cette année, le festival reçoit 35 nouveaux artistes, dont des DJ, des groupes de rock ou encore des rappeur·euses. Un nombre de propositions musicales que l’équipe du festival ne s’est pas résolue à revoir à la baisse malgré le contexte.
Les artistes viennent des quatre coins du globe : de l’Italie au Canada, en passant par le Portugal, la France, le Royaume-Uni, la Syrie, ou encore la Belgique, le Maroc, la Suisse, sans oublier le Cameroun, l’Afrique du Sud, et les États-Unis.
Une exposition sur scène paritaire
Cette année, l’équipe de programmation du festival a pris le soin de mettre derrière le micro autant de femmes que d’hommes. Une parité qui ne s’applique cependant qu’aux artistes chanteur·euses qui font directement face au public.
Parmi ces artistes, en voici quelques-un.es qui ont attiré notre attention à nous, Lola, Eleonore & Léo, lycéen.nes de seconde :
Kirara, une DJ sud-coréenne que le programmateur de l’Astrolabe, Mathieu Duffaud a repéré lors d’un festival où il avait été invité. Le groupe flammand Dressed like boys qui nous transporte dans un univers sentimental. Et enfin Juste Shani, une rappeuse française en pleine émergence, une artiste qui a fait la première partie d’un concert d’Aya Nakamura et qui est « à suivre de très près », nous conseille Matthieu Duffaud.
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De nombreux bénévoles s’occupent de l’organisation, de l’accueil des artistes et ce, bien au-delà des heures d’ouverture au public du festival : de 16h à 1h du matin. D’ailleurs, il est encore temps de s’engager dans l’organisation du festival. Hop Pop Hop recherche activement des bénévoles.
Côté pratique, le festival est accessible à toutes et tous : gratuit pour les moins de 8 ans, tarifs réduits pour les moins de 16 ans et même des tarifs de groupes. On a également la possibilité de payer avec Yep’s, le dispositif d’accès à la culture de la région Centre-Val de Loire, ou avec le Pass Culture pour les 15-25 ans. La billetterie en ligne est déjà ouverte, mais vous pouvez aussi acheter vos billets directement sur place. Gare à la rupture de stock cependant.
Au Campo Santo, plusieurs stands seront présents, comme celui sur lequel on pourra retrouver des goodies du festival, ainsi que les disques des différents artistes programmés et des food trucks pour se restaurer sur place.
Radio Campus Orléans en direct du festival
On vous attend nombreux et nombreuses à Hop Pop Hop et au 108 pour nos deux émissions en public effectuées avec Radio Campus Orléans et les artistes de la programmation. Elles se feront depuis le 108. Vous pouvez retrouver les informations pratiques concernant les concerts du festival sur le site de Hop Pop Hop. Celles concernant nos émissions sur place seront à retrouver plus tard sur le site de Radio Campus Orléans.
Eleonore, Lola et Léo, lycéen·nes de seconde


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