Le cinéma des Carmes déroule le tapis rouge à l’année 1962 avec son festival Récidive

Myriam Djebour et Coralie Vallée ont présenté à notre micro la programmation du festival Récidive 62. Photo Steven Miredin

Pour la quatrième édition du festival Récidive, les Carmes mettent à l’honneur à Orléans l’année 1962. Du 16 au 23 mars, le cinéma propose des projections et des rencontres avec différents acteurs du monde cinématographique. Pour comprendre toute la programmation, La Rédac Pop a interrogé Myriam Djebour, directrice de l’animation culturelle, et Coralie Vallée, chargée de communication pour le cinéma des Carmes.

Le festival Récidive revient du 16 au 23 mars au cinéma des Carmes. Pour cette quatrième édition, le personnel des Carmes a programmé environ 70 rendez-vous autour d’une année. Entre projections et rencontres, la richesse de la programmation promet un voyage rétrospectif et éducatif en 1962.

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Maryam Djebour et Coralie Vallée, respectivement directrice de l’animation culturelle et chargée de communication, ont déroulé le programme pour La Rédac Pop.


Podcast

Retrouvez ici l’émission La Rédac Pop sur le festival Récidive 62, sur Radio Campus Orléans.


À la fin de la troisième édition du festival Récidive, la date était déjà actée : la quatrième édition porterait sur l’année 1962. Une année riche pour l’histoire et le monde audio-visuel.

Algérie, Cuba, Afrique du Sud…

La fin de la guerre d’Algérie, la crise des missiles à Cuba, l’arrestation de Nelson Mandela, autant d’événements qui démontrent que 1962 fait date dans l’histoire moderne. Pour le monde du cinéma, c’est aussi la fin de la nouvelle vague. Cette année est également marquée par le décès d’une figure iconique en la personne de Marilyne Monroe. 

L’esprit du festival Récidive est de “faire revivre des films”, explique Myriam. À l’image de l’archiviste et avec l’aide d’Antoine Baecque, le cinéma des Carmes s’attèle à retrouver des œuvres perdues dans l’histoire.

Cette richesse historique, c’est aussi la mise en avant d’intervenants tels que Bertrand Tavernier, qui vont apporter une approche éducative des années 60. Ces rencontres sont “une belle façon d’apprendre l’histoire du cinéma”, confie Mariyam.

Un regard serré sur des figures emblématiques du cinéma des années 60

L’année 1962 correspond à la signature des accords d’Évian, actant la fin de la guerre d’Algérie. Pour faire revivre une année, les Carmes travaillent avec des historiens. “C’est vraiment l’ADN du festival” que de permettre de recontextualiser et d’informer.

Dans cet état d’esprit, un focus sur l’Algérie apparaissait nécessaire. Plusieurs films traitant de la guerre d’Algérie, dont La Loi du Silence de Moïra Chappedelaine-Vautier, sont présentés.

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Traiter la guerre de libération de l’Algérie par le prisme du cinéma oblige à passer par René Vautier. Connu pour son engagement décolonial par l’expression cinématographique, il a été un militant actif dans la guerre de libération de l’Algérie. Les Carmes ont donc souhaité rendre hommage à son combat pour un cinéma libre et engagé.

Les années 60 marquent aussi le renouveau du cinéma tchèque. Věra Chytilová est une figure emblématique de la Nouvelle Vague tchécoslovaque. Elle est connue pour son film Les Petites Marguerites (Sedmikrásky), réalisé en 1966. Le festival Récidive met en lumière “les prémices de la réalisatrice”.

“C’est une richesse inouïe pour Orléans”

Pour ce festival, les Carmes réalisent un travail d’éducation au monde cinématographique. Cette approche éducative s’adresse à tous les cinéphiles, mais aussi aux lycéens. 

La programmation prévoit des tables rondes ou des ciné-rencontres avec des comédiens et des réalisateurs. Des rendez-vous pour rendre le festival accessible à celles et ceux qui ne prétendent pas être des experts en la matière.

Les organisatrices rappellent que certains de ces événements sont délocalisés notamment à l’Atelier Canopé. Une manière de faire vivre l’économie orléanaise. “C’est une richesse inouïe pour Orléans”, explique la directrice du cinéma.

Cette richesse s’exprime également par l’ensemble des partenariats, dont l’un avec l’Astrolabe pour le Club 1962, une soirée dansante. Des structures locales comme l’Association solidarité Loiret Algérie (Asla) ont aussi été invitées pour traiter la guerre d’Algérie.


Infos pratiques

Retrouvez toute la programmation du festival Récidive 62 sur le site Internet du cinéma des Carmes.


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Steven Miredin