Notre dossier complet sur le festival Enracinement/Déracinement en 2024 à Orléans-La Source

Le festival se passe au théâtre Gérard-Philipe, à Orléans-La Source. Photo Steven Miredin

Le 28 novembre, le théâtre Gérard-Philipe d’Orléans-La Source accueillait le vernissage du festival Enracinement/Déracinement. Pour sa huitième édition, la compagnie du Théâtre Charbon est revenue, du 26 novembre au 6 décembre, pour proposer du slam, du théâtre, des expositions et des rencontres.

Depuis 2016, la compagnie du Théâtre Charbon présente chaque année une nouvelle édition de son festival Enracinement/Déracinement. Comme l’an dernier, Thierry Falvisaner, directeur artistique, s’est installé au théâtre Gérard-Philipe de La Source. Et comme l’an dernier, les festivités ont débuté avec un vernissage, ce jeudi 28 novembre.

La Rédac Pop a suivi les différentes représentations et échanges durant ce festival. Thierry Falvisaner voulait inviter tous les publics à repenser notre perception de l’autre et à « braver la peur de la Source » pour porter « un regard [nouveau et] bienveillant à destination de l’autre ».


Notre dossier Enracinement/Déracinement

La Rédac Pop a suivi le festival et les oeuvres artistiques qu’il a proposé. Retrouvez ici l’ensemble de nos articles à propos de cette huitième édition.


« Une attention à l’autre »

Dans une période de recul de la tolérance et où les rejets de l’autre se multiplient, le festival a incité les spectateurs et spectatrices à réaliser un « pas de côté artistique ». Par l’art, décliné sous toutes ses formes, Thierry Falvisaner souhaitait initier une réflexion sur l’accueil que l’on réserve à celui qui est différent.


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Il espérait ainsi amener le public à « sortir des postures caricaturales » pour enfin initier un mouvement sincère vers autrui.

« Partager des moments d’humanité »

Comme chaque année, il cherchait à faire se rencontrer des mondes voisins qui ne se côtoient pas. L’objectif de cette rencontre culturelle était d’initier le croisement des populations dites populaires du quartier, résidentielles et estudiantines qui cohabitent à La Source sans jamais se rencontrer. 

Si le festival s’est implanté à La Source, c’est parce que l’artiste a conscience de la valeur culturelle de ce lieu. Il faut rappeler que le quartier situé au sud de la Loire est composé d’énormément de nationalités et de parcours.

L’exposition Coquillages, du photographe syrien Manar Bilal, était notamment à observer jusqu’à la fin du festival.

Thierry Falvisaner met aussi en avant l’importance de se tourner vers les publics scolaires. Une grande partie des représentations sont destinées à la jeunesse. En proposant une large programmation artistique, le directeur artistique réaffirme aussi sa volonté de décloisonner la culture. Un décloisonnement qui passe par l’accessibilité tarifaire.

La dernière édition du festival ?

Le festival s’inscrit dans l’offre culturelle locale. Il est principalement financé par de l’argent public. Mais les discussions parlementaires autour des réductions du budget des collectivités territoriales laissent planer un doute quant au retour du festival l’an prochain.

Le directeur de la compagnie du Théâtre Charbon ne cache pas ses craintes au vu des discussions autour des budgets des collectivités. Selon lui, « la marge artistique devient de plus en plus modeste ». Une marge qui sera la première à souffrir des diminutions de moyens pour les collectivités.

Thierry Falvisaner rappelle que les nouvelles contraintes et les augmentations des prix sont autant de facteurs qui risquent de compromettre l’avenir d’une telle proposition artistique.


Le programme complet par Thierry Falvisaner

Steven Miredin

Mise à jour du 1er décembre : ajout de l’interview audio de Thierry Falvisaner.
Mise à jour du 4 décembre : ajout du dossier du festival.
Mise à jour du 6 janvier 2025 : changement du titre de l’article et de la temporalité du texte.