
Durant le festival Enracinement/Déracinement, le théâtre Gérard-Philipe d’Orléans-La Source accueille l’exposition photographique Coquillages, de Manar Bilal. Le 28 novembre, lors du vernissage du festival organisé par la compagnie du Théâtre Charbon, le photographe est venu prendre la parole sur son travail. Son exposition raconte le voyage d’un groupe de dix mineurs non accompagnés au Mont-Saint-Michel.
En lien avec l’opération « été culturel », financée par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), le photographe Manar Bilal s’est joint à l’idée d’accompagner un groupe de dix jeunes à la baie du Mont-Saint-Michel.
Cette action s’inscrivait dans le cadre d’un séjour « Vacances apprenantes », financé par la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes) Centre-Val de Loire, et en concertation avec l’équipe éducative du Dispositif expérimental logement et accompagnement à l’insertion (Delai).
L’exposition Coquillages de Manar Bilal avait déjà été présentée au public orléanais au 108 (rue de Bourgogne), en avril 2024. L’artiste revient exposer ses photos au théâtre Gérard-Philipe jusqu’à la fin du festival Enracinement/Déracinement, de la compagnie du Théâtre Charbon, qui se tient jusqu’au 6 décembre.
La réalité des mineurs non accompagnés
« On est là pour les enfants » avant tout, explique-t-il. Pour ce photographe, il ne s’agit pas seulement d’un travail artistique, mais bien de rendre visibles les conséquences des guerres.
Au travers de son travail, il souhaite mettre en récit la vie de ces enfants déplacés, fuyant bien souvent les conflits armés. Il évoque aussi son travail comme un moyen de « changer les idées » des enfants avec lesquels il collabore.
Une rencontre inspirante
Le vendredi 29 novembre, les élèves de CM1 de l’école Gaston-Galloux sont venus à la rencontre de Manar Bilal. Pendant une heure, ils ont questionné le photographe sur son travail, ainsi que sur les raisons qui l’ont poussé à se focaliser sur l’immigration et les réfugiés.
Il leur a également présenté son travail en Jordanie, dans l’un des plus grands camps de réfugiés ayant existé. Les enfants ont ainsi pu explorer les implications d’un déracinement, souvent forcé, pour un mineur.
L’intégralité de cette rencontre est à écouter ci-dessous
Steven Miredin

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